Préparer son corps et son mental à l’hiver

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Les journées raccourcissent, les températures diminuent et notre rythme de vie commence doucement à changer. Nous passons davantage de temps à l’intérieur, la lumière naturelle se fait plus rare et l’envie de ralentir peut se faire sentir.
Plutôt que de lutter contre ce changement de saison, pourquoi ne pas profiter de cette période pour adapter progressivement nos habitudes ?
Préparer l’hiver ne consiste pas à multiplier les cures ou à chercher à tout prix à « booster » son organisme. Il s’agit davantage de revenir à quelques fondamentaux : respecter son rythme, prendre soin de son sommeil, conserver une alimentation variée, continuer à bouger et s’accorder de véritables temps de récupération.
Naturopathie et sophrologie peuvent alors se rejoindre autour d’une même idée : mieux écouter les besoins du corps et du mental pour traverser le changement de saison avec davantage d’équilibre.
Profitez de la lumière naturelle
En novembre, la diminution de la durée du jour est l'un des changements les plus évidents. On part parfois travailler alors qu’il fait encore sombre et on rentre lorsque la nuit est déjà tombée.
Or, notre organisme utilise notamment la lumière pour synchroniser son rythme veille-sommeil. Passer ses journées dans des espaces fermés et faiblement exposés à la lumière extérieure peut donc accentuer cette impression de journées courtes et rendre plus difficile le maintien d'un rythme régulier.
L’idée n’est pas de rechercher absolument le soleil : même lorsque le ciel est couvert, sortir permet de s’exposer à la lumière naturelle.
Essayez, lorsque votre emploi du temps le permet, de passer un moment dehors en début de journée ou à l’heure du déjeuner.
Une marche de vingt ou trente minutes est déjà une bonne occasion de combiner lumière naturelle, mouvement et coupure mentale. Cela permet aussi de stimuler la production de sérotonine, l'hormone de la bonne humeur.
Vous pouvez également prendre quelques habitudes très simples : ouvrir largement les volets dès le réveil, vous installer près d'une fenêtre pour travailler ou prendre votre petit-déjeuner et éviter de passer toute votre journée sans sortir sous prétexte qu’il fait froid.
Le soir, faites au contraire progressivement diminuer les stimulations. Une lumière plus douce et une activité calme créent une transition entre la journée et la nuit.
Adaptez votre alimentation sans la compliquer
Avec le froid revient souvent l’envie de plats plus chauds et plus consistants. Il n'y a aucune raison de s'en méfier : l'alimentation peut parfaitement évoluer avec la saison.
L’objectif n’est pas de suivre une alimentation « spéciale hiver », mais de conserver suffisamment de variété.
Les légumes de saison peuvent prendre davantage de place sous forme de soupes, légumes rôtis, purées ou plats mijotés : courges, poireaux, carottes, choux, épinards, blettes, panais...
Pensez également aux légumineuses comme les lentilles, pois chiches ou haricots, que l'on peut facilement associer aux légumes et aux céréales.
Les fruits restent tout aussi intéressants à cette période : pommes, poires, kiwis, agrumes... Varier les aliments au cours de la semaine est généralement plus utile que de chercher « l'aliment miracle » censé nous protéger de l'hiver.
Les matières grasses ne sont pas non plus à éliminer. Huiles végétales, noix, noisettes, amandes, graines ou poissons peuvent trouver leur place dans une alimentation variée.
Enfin, le froid peut réduire la sensation de soif. Pourtant, nous continuons à avoir besoin de boire régulièrement. L'eau reste la boisson de référence, mais les infusions non sucrées peuvent être une manière agréable de maintenir cette habitude lorsque l'on a moins envie de boire froid.
Plutôt que de chercher à ajouter de nombreux compléments alimentaires à votre routine, commencez donc par regarder ce qui se trouve réellement dans votre assiette au quotidien.
Savez-vous que certains aliments favorisent la sécrétion des hormones qui régulent notre humeur? il peut être intéressant de les connaitre pour garder le moral au beau fixe malgré les jourénes plus courtes.
Préservez votre sommeil
Lorsque la fatigue apparaît, notre premier réflexe est parfois de chercher quelque chose qui nous donnera davantage d'énergie : café supplémentaire, complément alimentaire, sucre ou stimulant.
Mais avant d’ajouter quelque chose, il peut être plus pertinent de regarder si nous laissons réellement suffisamment de place au repos.
Le sommeil n'est pas du temps perdu. C'est une période essentielle de récupération physique et mentale.
Essayez tout d'abord de conserver des horaires relativement réguliers, en particulier pour le lever. Les écarts permanents entre semaine et week-end peuvent rendre le rythme plus difficile à stabiliser.
Observez également la dernière heure de votre journée.
Passez-vous directement d’un écran, d’un dossier professionnel ou des réseaux sociaux à votre lit ?
Notre cerveau n’est pas un interrupteur que l’on peut éteindre instantanément. Il peut être utile de créer un sas entre activité et sommeil.
Cela peut être très simple : prendre une douche, lire quelques pages, écouter de la musique, préparer ses affaires pour le lendemain ou pratiquer quelques minutes de respiration.
L'objectif n'est pas d’ajouter une nouvelle obligation à votre soirée, mais de répéter suffisamment souvent quelques gestes simples pour créer un repère.
Continuez à bouger, même lorsque l'envie diminue
Quand il fait froid et nuit tôt, le canapé devient naturellement plus attirant qu'une promenade.
Pourtant, réduire brutalement toute activité dès l'arrivée de l'automne n'est pas forcément la meilleure stratégie.
Bouger ne signifie pas nécessairement pratiquer un sport intense. La marche, le vélo, le jardinage, quelques exercices de mobilité ou une séance douce à la maison sont déjà des formes d'activité.
La régularité compte davantage que la recherche de performance.
Si une heure de sport vous semble impossible à intégrer dans votre journée, commencez par dix ou quinze minutes.
Vous pouvez également associer plusieurs bénéfices : marcher dehors à la lumière du jour, descendre un arrêt plus tôt, téléphoner en marchant ou profiter de votre pause déjeuner pour faire quelques pas.
L’hiver n'oblige donc pas à arrêter de bouger. Il invite plutôt à adapter son activité à son énergie, à ses contraintes et aux conditions extérieures.
Accordez aussi du repos à votre mental
Le besoin de récupération ne concerne pas uniquement le corps.
Nous pouvons rester physiquement immobiles tout en étant mentalement sollicités en permanence : notifications, informations, travail, messages, tâches à anticiper, préoccupations...
Cette accumulation maintient parfois une forme de tension alors même que nous avons l'impression de nous reposer.
C'est là que la sophrologie peut trouver naturellement sa place. Elle peut notamment proposer des exercices associant respiration, relâchement musculaire et attention portée aux sensations corporelles. L’objectif n’est pas de supprimer toutes les pensées ni de « faire le vide », mais de créer quelques minutes pendant lesquelles l’attention revient au corps et au moment présent.
Vous pouvez expérimenter un exercice très simple:
Installez-vous confortablement, les pieds posés au sol.
Prenez quelques instants pour observer votre respiration telle qu'elle est, sans chercher immédiatement à la modifier.
Puis inspirez tranquillement par le nez et laissez l'expiration devenir légèrement plus longue, sans forcer.
À chaque expiration, observez si vous pouvez relâcher une zone du corps : les épaules, la mâchoire, le ventre ou les mains.
Continuez ainsi pendant quelques minutes.
Il ne s'agit pas d'une performance respiratoire. Si vous êtes inconfortable ou essoufflé, reprenez simplement votre respiration habituelle.
Pratiqué régulièrement, ce petit temps de pause peut surtout devenir un signal : la journée ralentit et je m'accorde quelques minutes sans sollicitation supplémentaire.
Faites de la place plutôt que d'en rajouter
À l'approche de l'hiver, les conseils bien-être se multiplient souvent : cures, compléments, routines matinales, techniques de respiration, superaliments...
À vouloir tout faire correctement, on peut finir par transformer le bien-être en nouvelle source de contraintes.
Essayez plutôt de vous demander ce dont vous avez réellement besoin.
Peut-être n'avez-vous pas besoin d'une nouvelle routine, mais de vous coucher trente minutes plus tôt.
Peut-être pas d'un complément supplémentaire, mais de repas plus réguliers.
Peut-être pas d’une séance de sport intense, mais d'une marche quotidienne.
Peut-être pas de remplir votre week-end d'activités, mais de préserver quelques heures sans programme.
Préparer son corps et son mental à l’hiver, c’est aussi accepter que notre rythme puisse évoluer avec la saison.
.Quelques habitudes simples et régulières sont souvent plus réalistes qu'une multitude de bonnes résolutions : profiter de la lumière du jour, manger varié, bouger, préserver son sommeil et créer de véritables moments de récupération.
La naturopathie peut aider à réfléchir à l'hygiène de vie dans son ensemble, tandis que la sophrologie apporte des outils pour mieux percevoir ses tensions et retrouver des temps de calme.
Deux approches différentes, mais une même invitation : être davantage à l'écoute de son rythme plutôt que lutter constamment contre lui.




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