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Mai : accompagner le corps vers plus de légèreté

  • Photo du rédacteur: Christine Barris
    Christine Barris
  • 23 déc. 2025
  • 4 min de lecture
un oiseau en vol qui représente la légèreté dont le corps a besoin au printemps.

Au mois de mai, nous sommes nombreux à ressentir un besoin de changement. Les journées s’allongent, l’activité augmente, l’envie de bouger et de respirer plus largement est plus présente. Pourtant, cette période ne s’accompagne pas toujours d’un regain immédiat de bien-être. Lourdeurs digestives, sensation d’encombrement, fatigue persistante ou inconfort après les repas peuvent apparaître. Ces signaux ne sont pas contradictoires avec la saison : ils traduisent souvent un besoin d’allègement, au sens large, que le corps cherche à exprimer.



Pourquoi le corps demande plus de légèreté en mai


Un changement de rythme physiologique

Le mois de mai marque une transition importante. Le métabolisme sort progressivement du mode « économie » de l’hiver, mais sans avoir encore trouvé son rythme estival. L’organisme doit composer avec plus de mouvement, plus de sollicitations, tout en gérant les résidus accumulés les mois précédents. Ce passage demande de l’énergie et une capacité d’adaptation, qui peut se traduire par une sensation de saturation ou de lourdeur.


Une digestion encore sollicitée

La digestion reste un poste de dépense énergétique majeur. Au printemps, l’alimentation évolue souvent rapidement : plus de crudités, de fruits, de repas pris à l’extérieur. Si ces changements sont bénéfiques, ils peuvent aussi solliciter un système digestif encore fragile, surtout lorsque la transition n’a pas été progressive. Une digestion ralentie donne souvent l’impression que « tout pèse », même avec une alimentation pourtant équilibrée. Découvrez comment améliorer votre digestion.



Légèreté : de quoi parle-t-on vraiment ?


Alléger ne signifie pas manger moins

Alléger le corps ne veut pas dire réduire drastiquement les apports ou se restreindre. Cette confusion est fréquente au printemps et peut conduire à l’effet inverse : fatigue, frustrations, déséquilibres digestifs. La légèreté recherchée correspond davantage à une meilleure circulation, une digestion plus fluide et une diminution de la charge inutile, plutôt qu’à une restriction alimentaire.


Une notion globale, pas uniquement alimentaire

La sensation de lourdeur ne vient pas uniquement de ce que l’on mange. Elle peut être liée à :

  • une digestion laborieuse,

  • une élimination insuffisante,

  • une accumulation de tensions nerveuses,

  • un rythme de vie trop dense.


C’est pourquoi accompagner le corps vers plus de légèreté implique une approche globale, cohérente avec la saison.



Les erreurs fréquentes au mois de mai


Accélérer trop vite les changements

Au printemps, l’envie de « faire mieux » peut conduire à multiplier les ajustements : alimentation plus crue, activité physique plus intense, journées plus longues. Pris ensemble, ces changements peuvent surcharger l’organisme au lieu de l’aider. Le corps a besoin de progressivité, même dans une saison dynamique.


Confondre légèreté et détox radicale

Le printemps est souvent associé à l’idée de détox. Si certaines pratiques peuvent soutenir l’élimination, des approches trop strictes ou mal adaptées risquent d’accentuer la fatigue et les troubles digestifs. L’élimination fonctionne mieux lorsqu’elle est accompagnée avec douceur et régularité. Découvrez comment mieux éliminer les toxines.




Comment accompagner le corps vers plus de légèreté


Ajuster l’alimentation sans la restreindre

Au mois de mai, l’alimentation gagne à être plus simple et plus digeste, sans être appauvrie. Cela passe par :

  • des repas structurés,

  • des cuissons adaptées,

  • des associations alimentaires qui facilitent la digestion.


L’objectif est de limiter la surcharge digestive pour libérer de l’énergie, sans créer de manque. En savoir plus sur les bonnes associations alimentaires.


Soutenir l’élimination naturellement

L’élimination ne repose pas sur des actions ponctuelles, mais sur des gestes quotidiens: hydratation suffisante, alimentation riche en végétaux de saison, régularité des repas. Lorsque ces bases sont en place, le corps élimine plus efficacement, ce qui contribue à la sensation de légèreté recherchée.


Bouger pour faire circuler, pas pour compenser

Le mouvement est un allié précieux au printemps, à condition qu’il reste adapté. Une activité physique trop intense peut épuiser un organisme encore en phase d’ajustement .À l’inverse, la marche, le vélo doux, le yoga ou les étirements favorisent la circulation, soutiennent le transit et participent à un mieux-être global. En savoir plus sur les bienfaits de l'activité physique.



Le rôle du système nerveux dans la sensation de lourdeur


Quand le mental alourdit le corps

Une charge mentale élevée peut se traduire par des tensions physiques et digestives. Au printemps, les sollicitations augmentent souvent plus vite que les capacités de récupération. Un système nerveux surmené ralentit la digestion et entretient la sensation d’encombrement.


Respirer pour alléger

La respiration est un outil simple et accessible pour favoriser le relâchement. Respirer profondément, en laissant le ventre se mobiliser, aide à détendre les tensions internes et à soutenir les fonctions digestives. Ces pratiques favorisent une sensation de légèreté qui ne passe pas par le contrôle, mais par le relâchement. Mieux respirer, les clés du bien-être.



Écouter les signaux du corps au printemps


Reconnaître les vrais besoins

Au mois de mai, le corps envoie souvent des signaux subtils : envie de repas plus simples, besoin de bouger différemment, fatigue en fin de journée. Les écouter permet d’ajuster son rythme avant que l’inconfort ne s’installe Cette écoute prépare aussi le terrain à une relation plus apaisée à l’alimentation, sans entrer dans une logique de contrôle.


Préparer la transition vers l’été

Accompagner la légèreté au printemps ne vise pas un objectif immédiat, mais une stabilité durable. En respectant le rythme du corps, l’organisme aborde l’été avec plus de fluidité, moins de compensations et une énergie mieux répartie.



En résumé

Au mois de mai, le corps n’a pas besoin d’être brusqué ni contraint. Il cherche avant tout à se libérer de ce qui l’alourdit : digestion trop sollicitée, rythmes inadaptés, tensions accumulées. En privilégiant une alimentation digeste, un mouvement adapté, une bonne hydratation et des temps de relâchement, il devient possible d’accompagner cette légèreté naturellement, sans restriction ni excès.

Cet accompagnement crée un terrain favorable à un rapport plus serein à l’alimentation et prépare en douceur la saison estivale.

 
 
 

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